Effets spatiaux du S-Bahn 2 Zurich

 (03/2013 – 12/2013)

Titre complet: Analyse des effets spatiaux du projet S-Bahn 2ème génération sur le Canton de Zurich.

L’Office Fédéral des Transports a souhaité mener une recherche sur les effets spatiaux qu’aurait le développement de l’offre de transports, en particulier le développement de la vitesse en transports publics sur les flux pendulaires. Le cadre de cette demande est un projet de la communauté tarifaire zurichoise, qui prévoit, à terme, de segmenter le réseau RER de Zurich en deux zones concentriques : la zone interne continuerait de fonctionner comme à présent ; dans la zone externe, les gares seraient desservies en totalité jusqu’à arriver à la limite entre les deux zones, puis les convois se rendraient ensuite directement à la gare centrale de Zurich. L’effet en serait un net raccourcissement des distances-temps entre la couronne éloignée et le centre, ainsi qu’entre toutes les relations devant passer par le centre. La question qui se pose est de savoir si cette amélioration de l’accessibilité peut avoir pour effet d’encourager la dispersion spatiale, c’est-à-dire de favoriser le développement des régions les plus externes de la métropole, qui seraient concernées au premier chef par l’amélioration de l’offre, au détriment de régions plus internes.
 
Pour répondre à cette question, les chercheurs de la CEAT (via le  Centre de Transport TraCE) ont simulé les effets du projet des deux zones concentriques, en 2030. Les six modélisations étudiées donnent des résultats largement similaires et si les chercheurs parviennent à déterminer un effet démontrable, les conséquences territoriales restent modestes à l’échelle du canton. Plus qu’un réel impact sur la structure du territoire, c’est une certaine redistribution de la croissance démographique qu’il provoquera.
 
Les analyses des chercheurs pointent deux éléments décisifs dans l’impact modeste du projet 2G sur la croissance urbaine du Canton de Zurich : (1) Le fait que le développement territorial dans le Canton de Zurich est fortement contraint par le Plan directeur cantonal qui détermine la localisation et le rythme de croissance des zones à bâtir. (2) Le fait que les transports publics, s’ils peuvent favoriser un étalement vers la périphérie, tendent néanmoins à favoriser un développement plus dense autour des gares. En conséquent, les effets du S-Bahn 2 G risquent de se faire sentir de manière plus forte dans certains cantons voisins qui possèdent de plus grandes réserves de zones à bâtir à meilleur prix. Ces périphéries plus éloignées ont le plus fort potentiel de croissance tout en offrant suite au développement des transports aussi un gain de temps de parcours. Le cadre de cette étude ne permet cependant pas de mesurer ces effets.
 
Chercheurs CEAT: Vincent Kaufmann, Pierre Dessemontet, Sandra Walter
 

Mandant: Office fédéral des transports.